Edito
2025 – L’année du centenaire
puis ce début d’année, notre village honore Léon en commémorant le centenaire de sa disparition. Un parcours guidé à travers le village propose de retrouver les lieux où le peintre a installé son chevalet. Sur l’aire de loisirs, une exposition de 11 panneaux nous permet de découvrir des reproductions d’œuvres majeures dispersées dans les musées du monde entier. Elle sillonnera à partir de septembre le territoire du sud de l’Aisne. En juin pour 5 représentations, le théâtre de la Mascara a renvoyé Mont-Saint-Père en 1905 à travers des saynètes mêlant ses comédiens professionnels à nos talentueux habitants amateurs. Et le 6 juillet, des costumes et objets anciens regroupés à l’église et dans les lavoirs, des outils agricoles d’antan, des balades en automobiles et calèches, un bal en costumes nous ont replongé le temps d’une journée dans « la Belle Epoque ».
En septembre est encore prévue une exposition de peinture et photographies autour de Léon Lhermitte suivie en octobre d’une conférence. L’idée de clore l’année par l’inauguration d’une fresque dans la cour de la mairie peine à se concrétiser tant le financement par mécénat privé est difficile à obtenir.
L’idée de réunir en un même lieu une collection d’œuvres originales n’a pas non plus abouti. Aucun lieu à proximité n’a pu réunir les conditions de conservation nécessaires pour en accueillir plus d’une centaine venues de collections privées et de musées des beaux-arts de toute la France. Les coûts associés à leur transport et aux assurances étaient estimés à plusieurs centaines de milliers d’euros.
Les pastels et les fusains sont délicats. L’enthousiasme du début l’a omis trop vite.
Ce centenaire restera toutefois une réussite unanimement saluée par tous les partenaires associés à cet immense défi.
Mais aussi
Celle de la rue David Nillet
Elle ne mesure que 300 mètres mais est pentue. L’écoulement des eaux pluviales a alimenté de nombreux échanges d’experts. Les solutions à envisager et leurs coûts respectifs ont pris presque trois années pour qu’ils s’entendent sur le cahier des charges. Le respect des délais liés à la publication des appels d’offres a fait le reste. Les travaux débuteront après les vendanges de septembre 2025 pour une durée estimée à environ 2 mois. Les riverains seront prochainement invités à une réunion d’information.
Celle de la réouverture du café….
Fermé depuis la triste disparition de Romain, celui-ci a rouvert ses portes en avril géré par un jeune couple dynamique à la tête pleine d’idées d’animations. Nous leur souhaitons la meilleure des réussites.
… mais pas celle du pont
Avec les dégâts sur les sentes en amont, la crue du ru des Vaux, les frais de réparations, reconstructions ont fait l’objet d’une première estimation par les services de l’état à plus de trois cent mille euros. Les financements du département, de la région, ceux des fonds de solidarité liés aux catastrophes naturelles devraient presque les couvrir en totalité. à voir.
S’il y en a parmi vous qui se souviennent de la chute du rocher de la rue Dolhem, la rue n’a pu être rouverte qu’au bout de dix ans.
Et quand plusieurs dizaines de communes du sud de l’Aisne ont été touchées en même temps, il n’y a aucune raison de penser que les délais seront raccourcis.
Une solution serait de rétablir au moins le passage aux piétons par une passerelle sécurisée. Elle pourrait être mise en place cet hiver, dès les autorisations obtenues.
Le budget primitif 2025
Comme chaque année, les principales lignes du budget y sont représentées dans ce numéro. Les finances de la commune restent on ne peut plus saines même en privilégiant toujours une volonté d’investissement choisi plutôt qu’un coût de fonctionnement subi.
En anticipant celui de 2026
Le temps administratif ne se préoccupe pas de celui de l’urgence.
Le budget 2025 n’a pu en tenir compte, faute de chiffrage des ouvrages que la commune est déterminée à réaliser mais sans aucune compétence pour le faire.
Avec de très lourds investissements à prévoir
Les leçons des inondations de 2008 et 2016 n’ont pas été tirées, celles de l’automne 2024 doivent enfin en faire la somme.
Certes, la commune ne sera sollicitée en 2026 que pour régler les factures intermédiaires de bureaux d’études incontournables et qu’il faudra relancer sans cesse pour espérer avancer. Le cheminement du subventionnement nécessaire est ainsi.
Ne voyant rien venir, vous penserez peut-être qu’on batifole autour du 101ème anniversaire du décès de Léon. Et bien non.
Les réservoirs dépierreurs
Une étude de faisabilité va donc être lancée prochainement. Elle devra avant tout mesurer les éventuelles conséquences sur la biodiversité de la flore et de la faune du ru Dolly et de celui des Vaux. Pour tenir compte de sa fluctuation au cours des saisons, les relevés prendront un an minimum et un autre pour analyser les mesures. Avec ce feu vert qui n’est sûrement pas acquis d’avance, viendra le moment de définir les parcelles à exproprier et attendre les délais de traitement par divers notaires suivis de ceux de recours. Puis réaliser un cahier des charges pour définir les travaux à exécuter avant de lancer un appel d’offre aux entreprises susceptibles de répondre. Pas dans la semaine qui suit, mais en tenant compte des exigences de la météo. On est en plein dans les ronces.
Restons lucides sans offrir nos oreilles aux adeptes du « yaka ».
Tout en croisant les doigts pour que les intempéries préservent notre village dans les prochaines années, les budgets investissement 2026 et suivants devront se consacrer essentiellement aux ouvrages à créer pour espérer au moins les atténuer au plus vite avec des très lourdes dépenses à anticiper.
Et puis aussi
Vous trouverez aussi dans ce numéro des actualités du village depuis sa dernière édition.
Bonne lecture. ■